Le stress survient lorsqu’il y a déséquilibre entre la perception de nos contraintes et la perception des ressources que l’on a pour y faire face. « Selon le contexte et la personnalité, le stress pourra alors sidérer, accélérer ou désorganiser les comportements individuels », explique le Dr Légeron, psychiatre et fondateur du cabinet Stimulus spécialisé dans le stress. Il propose trois moyens pour y remédier.
1) Agir sur les stresseurs.
La solution la plus simple et la plus évidente est de tenter d’éliminer les facteurs de stress… Plus facile à dire qu’à faire ! « Le plus souvent, on cherchera quand même à en réduire le nombre et l’intensité », poursuit le spécialiste.
2) Maîtriser la réaction au stress.
Il s’agit de limiter l’impact du stress sur l’organisme grâce à des stratégies ciblées :
La relaxation agira au niveau physiologique : elle peut être intégrée dans la vie, à raison d’une séance de sophrologie ou de yoga hebdomadaire ; il est aussi possible de faire des relaxations-minute à l’instant même où l’on se sent débordé, en respirant profondément, en apprenant à relâcher épaules et mâchoires, ou tout simplement en allant faire un tour du pâté de maison.
L’affirmation de soi aura des bénéfices au niveau comportemental : « Ni inhibé, ni agressif, un comportement affirmé permet d’exprimer ses opinions, émotions et besoins dans le respect de ceux d’autrui », précise Patrick Légeron.
La gestion des émotions permet de ne pas se laisser envahir par celles-ci : on essaye de les identifier dans un premier temps, les accepter ensuite, puis de les exprimer.
Un travail cognitif permettra aussi de retrouver son équilibre : il s’agit de relativiser les situations en prenant conscience que notre perception en est souvent subjective. S’il cette réflexion peut être faite individuellement, il ne faut pas non plus hésiter à consulter un thérapeute pour aider à prendre du recul.
3)Améliorer sa résistance.
Il est important d’intégrer dans sa vie des comportements de santé : Pratiquer une activité physique régulière ; Limiter le recours aux toxiques et aux stimulants ; Prendre soin de son sommeil ; Et enfin, penser à se faire plaisir au quotidien.
4) Prévenir plutôt que guérir
La plupart du temps, la Médecine traditionnelle chinoise tente de circonscrire les causes des maladies en qualifiant les types de déséquilibres (Vide, Excès, Stagnation, etc.), et en déterminant quels Viscères ou quelles fonctions ils touchent. Les causes peuvent être externes (symbolisées par des conditions climatiques), internes (surtout de nature émotive) ou autres.
Les 5 causes externes sont le Vent, le Froid, l’Humidité, la Chaleur et la Sécheresse. Ces conditions climatiques sont cause de maladies lorsqu’elles sont excessives ou lorsque l’organisme est trop faible pour les endurer. Elles attaquent alors par la bouche, le nez ou les voies cutanées. Le Vent et le Froid combinés, par exemple, peuvent provoquer des éternuements, de la fièvre, des raideurs musculaires, etc. Bien sûr, si on dit qu’une maladie est causée par un Feu du Foie par exemple, ça ne signifie pas que le Foie est physiquement plus chaud, mais qu’il est exagérément actif, qu’il prend trop de place, qu’il « surchauffe ».
Les 7 causes internes sont la Colère, le Chagrin, la Tristesse, la Frayeur, la Joie, le Souci et la Peur. En effet, la Médecine traditionnelle chinoise a toujours considéré que les facteurs émotionnels influencent fortement la santé. Chaque émotion blesse l’Organe auquel elle est associée. À titre d’exemple, la Colère blesse le Foie; et la Peur, les Reins.
Les autres causes sont toutes celles qui ne concernent ni les facteurs climatiques ni les émotions. Ce sont :
– une constitution faible;
– le surmenage;
– une vie sexuelle excessive ou frustrée;
– les blessures et les accidents;
– les parasites et les poisons;
– l’alimentation (un manque d’équilibre dans l’hygiène alimentaire).
